Sénateur et Conseillère générale de la Charente

Pollution du terrain de l’ancienne usine Saft de Saint-Cybard

usine-saft20/09/18 | Question écrite de Nicole Bonnefoy

Pollution du terrain de l'ancienne usine Saft de Saint-Cybard

Question écrite n° 06809 adressée à M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire.

Texte de la question : Nicole Bonnefoy attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la gestion du dossier de la pollution des terrains de l'ancienne usine Saft du quartier Saint-Cybard d'Angoulême et du site de la société nationale des poudres et explosifs (SNPE) sis au lieu-dit La Poudrerie, à Angoulême. Le premier site est un ancien terrain industriel ayant accueilli les usines de piles Saft-Leclanché, propriété du groupe Alcatel, dont l'activité industrielle a précisément consisté, entre 1936 et 1984, en la production de piles.

Au début des années 2000, l'État a exigé et organisé la dissolution du syndicat mixte du développement industriel de l'agglomération d'Angoulême (SMDIAA) alors présidé par le maire d'Angoulême et le bien a été transféré à la demande de l'État dans le patrimoine départemental.

En novembre 2011, le département de la Charente a fait procéder à des études de pollution des sols et des eaux souterraines du site, lesquelles ont révélé la présence de trichloréthylène, d'aluminium, de fer, de chlorure et d'un nombre relativement important d'autres substances dangereuses pour la santé des riverains. Dès la mi-février 2012, le département alertait les services de l'État en Charente ainsi que le ministère de l'écologie sur la situation de cette friche industrielle et diligentait, dès le mois de mai, une étude complémentaire visant à affiner ces résultats. Les conclusions de cette seconde étude confirmaient le premier diagnostic transmis à l'État. Le second site est celui de la poudrerie d'Angoulême. D'une superficie de 177,3 ha, il a été exploité par l'État de 1826 à 1974 puis par la SNPE de 1975 à 2004 (date de cessation d'activité). Depuis 2004, le site est en cours de réhabilitation pour un usage industriel. Là encore, les études se sont succédé depuis 1996. Mais en dépit d'un suivi régulier (réunions annuelles de la commission locale d'échange et de concertation) et d'une dépollution du parc à ferrailles et des terres contenant de la nitrocellulose ainsi que d'une investigation de sol (au voisinage des anciens laboratoires, transformateurs électriques...) qui devaient débuter en 2012, la fiche de la base de données Basol concernant ce site indique qu'aucun document n'a été transféré pour le moment. Elle lui demande donc quel a été le suivi de l'État sur ces deux sites classés et quelles initiatives ont été prises par l'État en vue de procéder à la dépollution de ces deux sites situés en milieu urbain.

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