Le Sénat s’engage vers une meilleure prise en compte du risque naturel en France
[ Tribune libre de Nicole Bonnefoy du 07/05/11 ] Le Sénat s'engage vers une meilleure prise en compte du risque naturel en France Le 4 mai 2011 au Sénat, deux propositions de loi tendant à assurer une gestion effective du risque de submersion marine, dont une du Groupe socialiste, ont été adoptées à la quasi unanimité. Elles sont le résultat de plus d'un an de travail et de réflexion collective portant sur l'évaluation des causes et des mesures à prendre pour éviter qu'un drame comme celui de la tempête Xynthia se reproduise. Dans le cadre des débats, je suis intervenue au nom du groupe socialiste pour soutenir cette avancée majeure.
Le rapport de la mission, paru en juillet 2010, a pointé les dysfonctionnements profonds de notre système actuel ainsi que la responsabilité largement collective dans la survenue de ce drame. Le constat est sans appel : « si la tempête était inévitable, le drame qu'elle a provoqué aurait pu, lui être évité ». Ce rapport a donc formulé une série de mesures, dont les deux propositions de loi en sont la concrétisation. Ayant participé à ces travaux, j'ai tenu à intervenir lors du débat et pour défendre ces propositions et pour rappeler l'absolu nécessité que la France reconsidère sa politique en matière de gestion des risques naturels car, comme l'actualité nous le rappelle chaque jour, ces phénomènes sont appelés à se reproduire. Je me félicite donc de l'adoption de ces deux propositions de loi qui constituent un premier pas vers la mise en place d'une véritable culture du risque en France. Voici les principales dispositions de ce texte : 1. L'affirmation de la suprématie de la prévention des risques sur le droit de l'urbanisme - la prise en compte du risque de submersion marine dans les plans de prévention des risques naturels 2. Le renforcement des dispositifs de défenses contre la mer - l'obligation, pour les autorités administratives, de publier tous les 2 ans une évaluation globale du fonctionnement des ouvrages de protection contre la mer et les inondations, et tous - les six ans un plan d’action concernant les digues 3. La sensibilisation et la préparation des populations aux risques - l'organisation, tous les trois ans, dans les communes dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles, d'un exercice de simulation d’une catastrophe naturelle Je me félicite également de l'adoption de nombreux amendements socialistes qui sont venus améliorer ce texte. Je pense notamment à ceux introduisant : J'espère donc que ce texte soit rapidement inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale afin qu’il soit mis rapidement en application dans l’intérêt de tous. | |
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Ces deux textes viennent concrétiser les recommandations du rapport de la mission commune d’information sur les conséquences de la tempête Xynthia, constituée le 31 mars 2010 au Sénat, et dont j'étais membre. Elle avait pour objectif d'évaluer précisément la catastrophe causée par le passage de la tempête et de formuler des préconisations destinées à prévenir le renouvellement de telles catastrophes.
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